Association "Touche pas à ma commune"

L’association « Touche pas à ma commune » veut défendre la commune, institution fondamentale de la République.

 

Même si ce n’est pas son objectif avoué, le projet de loi sur l’administration territoriale mis en discussion au début de cette année  aboutit à vider un peu plus de sa substance la commune, au bénéfice d’institutions nouvelles, communes nouvelles, communautés de communes et d’agglomération, métropoles dont notre haute technocratie pense qu’elles  seules représentent l’avenir.  

Ce projet n’est que le dernier développement d’une entreprise  sournoise d'étouffement  de la  commune qui a commencé il y a près de  quarante ans et qui s’est poursuivie quelle que soit la majorité en place. Pourtant il n’existe aucun motif sérieux  de remettre en cause la commune.


La coopération intercommunale a toujours bien marché dans notre pays. 

L’expérience des communautés existantes montre que les citoyens n’ont rien à gagner en cas de fusion des communes, ni sur la plan de la fiscalité, ni sur celui de l’efficacité de la gestion ou du dynamisme économique.  Ils ont tout à perdre sur le plan de la démocratie de proximité.
Le motif  de la réforme est  entièrement idéologique : le préjugé stupide selon lequel 36 000 communes seraient un handicap pour la France et que  le monde moderne supposerait la remise en cause   systématique de tous les repères qui structurent notre société.  
Ce sont ces repères que nous défendons. Mais c’est aussi le bon sens.


Le Sénat a atténué certaines dispositions du projet initial, assez pour que le volet communal du projet de loi soit encore moins lisible, pas assez pour apaiser les craintes des  maires des les  citoyens attachés  à la survie de la commune.
Au demeurant, le risque existe qu’au terme de la navette parlementaire, le gouvernement revienne, comme cela s’est vu, à son projet initial.   
Les maires de toutes les régions de France qui ont répondu nombreux à l’appel de  l’association « Touche pas à ma commune » doivent, plus que jamais, rester mobilisés.


Roland HUREAUX, Président
Touche pas à ma commune