Tout peut encore changer

Publié le par touchepasamacommune

Le projet de loi de  réforme des collectivités territoriales vient d'être voté en deuxième lecture par le Sénat le 7 juillet, par 166 voix contre 160. Que ce projet ait été voté de justesse traduit les réticences qu'il rencontre de tous bords. 

Lors de son passage à l’Assemblée nationale en juin, le texte a été durci pour qu’il soit plus facile de forcer la main aux communes réticentes, que ce soit pour les fusionner dans des "communes nouvelles" ou pour redessiner la carte des intercommunalités.  
Les deux chambres n’ayant pas voté le texte dans les mêmes termes, de nouvelles discussions auront lieu  à la rentrée.  

Il est donc encore possible de faire barrage aux dérives les plus dangereuses de ce projet.
Le meilleur moyen d’agir est simple : que les citoyens et les élus de tous niveaux multiplient, les démarches auprès des parlementaires pour leur faire savoir leur désaccord avec une loi préparant, quoi qu’on prétende,  la disparition des petites communes - et même des grandes - au bénéfice d’entités artificielles !

Vous pouvez exercer cette pression en signant la pétition "Sauver les petites et moyennes communes en danger" cliquez ici. Vous pouvez aussi l’exercer par vos conversations lors des cérémonies publiques, inaugurations, fêtes, réunions qui ne manqueront pas dans le courant de l’été et à la rentrée.  
Ces actions sont d’autant plus nécessaires que les derniers débats montrent que beaucoup de parlementaires sont plus sensibles à la question Région/Département qu’au devenir des petites communes.
Il va de soi que la question dépasse largement le clivage gauche-droite. Il suffit de connaitre la politique française pour savoir que, dans d’autres circonstances, un projet analogue, inspiré  par la même technocratie, aurait été défendu par un gouvernement du bord opposé et critiqué par la majorité actuelle.
Notre combat pour la pérennité de la commune ne doit pas s’arrêter. Notre force, c’est d’abord notre confiance dans le fait qu’on ne saurait venir à bout d’une institution millénaire.   

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Publié dans Edito

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